Mardi 17 et mercredi 18 décembre derniers, c’était Spores !

Et, hasard ou coïncidence, mardi, c’était aussi jour de manif contre la réforme des retraites (et contre le gouvernement Macron dans son entier, disons-le) !

 

            Les ptites et les ptits, un peu lassé.e.s de défiler d’ordinaire sagement sous les banderoles (même si c’est important, hein ! J’ai beau être à la retraite et avoir fait mon temps, j’ les soutiens les ptiots et les ptiotes qui font grève contre cette réforme abominable ! Surtout que ce jour-là y’avait l’idée d’un cortège non-mixte pour visibliser l’oppression et la précarité des femmes dans cette réforme, et dans la société en général), ont décidé de donner un peu de fraîcheur aux pictaviens et pictaviennes dans la rue ce jour-là.

 

                                                                                                  

Maintenir la république sous drogue dés qu’elle ouvre la bouche. Photo : Daisy Body

 

            Au nombre de 8 cet après-midi là, les Moreau ont investi le rond-point sous-Blossac où devait passer la manif avec quatre couples de personnages autour du symbole de la Marianne opprimée :

 

            -y’avait une Marianne de fin de série en soldes dans un caddie, pimpante comme une poupée, que le Père Noël essayait de refourguer à moitié prix (p’t’être même moitié de moitié prix)

            -y’avait une vieille Marianne en peignoir, éreintée par une vie de labeur, sous-fifre d’un grand de ce monde confortablement assis dans un fauteuil roulant avec champagne et l’humilité de « ces gens-là ».

            -y’avait une Marianne saoule, tenue en laisse par le « patriarcat/roi/bourgeois »

            -et y’avait une Marianne cassée, tuméfiée, avec minerve, plâtre et baillon, tenue en laisse par un représentant de la violence d’Etat

La république sous la contrainte de la force. Maltraitée.

 

 

La république en solde, ça tombe bien c’est Noël !

         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les manifestant.e.s (environ 500 personnes selon la police, 10 000 selon les syndicats) ont pu à loisir regarder vivre ces images qui témoignent de la bonne santé de notre République Française. Puis les Moreau ont quitté leur rond-point pour rejoindre le cortège, toujours en laisses, caddie et fauteuil roulant.

 

La république table basse. photo : Péli

La république esclave de la grande bourgeoisie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les retombées de ce Spore un peu particulier ? Outre une belle Une de Centre-Presse, on a eu pleins de retours avec des grands sourires : « Ah j’vous ai vus sur le rond-point ! » « Super ! Merci ça fait du bien de voir ça, ça change ! » « ça vaut tous les discours de la Terre ! »       

           

            Allez, des biges mobilisées

 

                                                                                                                      Arlette qui tente de résister, et que tu retrouves à la prochaine marche !

 

           

 

P.S : très vite, de nouveaux articles sur ce qu’on a fait d’autres pendant ces spores, on s’est pas ennuyées !